Assemblée générale ce samedi

L'Assemblée générale de la MJC-L'Escale a lieu ce samedi 29 abril à 14h30. C'est un moment privilégié de réflexions, d'échanges mais aussi de convivialité et de rencontre entre tous les adhérent(e)s. Au vu des incertitudes financières de la structure, qui seront à nouveau présentées à cette occasion, le Conseil d'administration souhaite la participation du plus grand nombre.

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Théâtre et solidarité à l’affiche

Le dieu du carnage

La compagnie Quartet joue « Le dieu du Carnage » de Yasmina Reza au profit des projets  de solidarité internationale de l’association Bolomoÿ !

Créée à l’occasion du festival de théâtre amateur organisé par Le Parvis des Arts à Marseille cette année, la pièce de Yasmina Reza mise en scène par François Cotrelle pour la compagnie Quartet est une pièce drôle. Férocement drôle. Elle met en scène face à face deux couples de la classe moyenne, les Houillé et les Reille dans un décor unique : le salon des premiers.

À l’école, Ferdinand Reille a frappé Bruno Houillé qui l’avait traité de « balance ». Les deux couples de parents se rencontrent  pour régler le litige à l’amiable et faire les décalrations nécessaires auprès des assurances. Le ton est courtois, l’attitude conciliante. Une légère tension nait cependant assez vite de la différence d’appréciation quant à la gravité de l’accident et au comportement à adopter vis à vis de l’enfant agresseur. Peu à peu les relations s’enveniment et la situation dégénère. Les masques tombent et les vérités se font jour.

Dans cette pièce, l’auteur n’utilise que très peu les codes de la comédie traditionnelle. Elle observe de quelle manière peuvent se détériorer des liens sociaux pourtant bien établis. Yasmina Reza étudie ses contemporains. En tant que dramaturge, elle le fait sous une forme artistique mais, comme une entomologiste avec sa loupe, elle observe l’humain, ce drôle d’animal et révèle les caractéristiques de son comportement social. Elle interroge sa morale, met en lumière ses contradictions intimes en se gardant bien de porter un jugement. Elle gratte néanmoins là où ça fait mal, elle traque les faux-semblants et démasque la vérité.

De la culture à la solidarité… et réciproquement

Ce « dieu du carnage » qui  signe la naissance de la compagnie Quartet a le mérite de nous rappeler ce qu’il y a derrière les masques que nous portons tous les jours. À travers ce qu’elle fait vivre à ses personnages, Yasmina Reza nous tend un miroir implacable où se reflète une vérité bien peu reluisante. Nous y voyons la vacuité, la médiocrité, la frustration, la lâcheté et le conformisme. Avec lucidité elle nous montre ce qui nourrit cette angoisse existentielle logée au fond de chacun d’entre nous. Et dont on peut rire.

Les recettes de cette représentation iront au profit de l’association Blomoÿ ! En avant ! dont le siège social est à Aubagne, une association qui œuvre sur le champ des solidarités, notamment en Afrique et qui intervient aussi dans les domaines de l’éducation, la santé, la culture et le développement durable. L’association a fait sienne cette définition de la culture qu’en donnait Paul Éluard : « Le culture c’est ce qui permet à chaque Homme de connaître ce qui le relie à tous les autres Hommes ».

Samedi 1er avril à 20 :30 à la MJC-L’Escale. Tarif unique : 10€.

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Festival d'Avant la Pluie


Beau temps sur le théâtre amateur régional

En 2016, Les Tréteaux du Charrel, la Troupe du Songe et la MJC-L'Escale ont organisé la 8ème édition du Festival d'Avant la Pluie. Entièrement dédié au théâtre amateur régional, ce festival propose pendant deux jours début septembre une sélection de pièces qui ont retenu l'attention des organisateurs, tous et toutes comédien(ne)s amateur(e)s.

En savoir plus : http://www.festivalavantlapluie.blogspot.com

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100% Théâtre

À bientôt sur les Scènes d'Aubagne

 

Véritable vitrine de la diversité et de la vitalité du théâtre amateur local, la 11ème édition de 100% Théâtre a eu lieu du 17 au 24 juin 2016. Au programme : plusieurs dizaines de représentations proposées les compagnies et les ateliers d'Aubagne et alentours. Comme les années précédentes, les spectacles se déroulent sur les Scènes d'Aubagne et à L'Espace de l'Huveaune.

Avec la participation en 2016 de l’atelier théâtre et de l’ensemble vocal du collège Sainte-Marie, des ateliers de l’option théâtre du lycée Joliot-Curie, des ateliers adultes de la Maison des Activités Socio-Culturelles (MASC) de La Penne-sur-Huveaune, de l’atelier théâtre de la MJC-L’Escale, de l’atelier IME Les Trois Lucs (Cie Tétines & Biberons) de l’atelier Mas du Garlaban et des ateliers de la Cie Tétines et Biberons, de la Cie Les Pennes’Art, de la Cie Un Bout de Chemin, de la Cie La Boîte à Mots, des élèves de CE1-CE2 de l’école de Beaudinard, de l’Atelier des Compteurs et de l'atelier Zone&Cie.

Rendez-vous en 2017!

 

 

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Les Tréteaux du Charrel

L'une des plus anciennes compagnies de théâtre amateur en Paca

Fondée en 1985, affiliée à la Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre Amateur et d'Animation (FNCTA) et à l'Union Artistique et Intellectuelle des Cheminots Français), c'est une des plus anciennes compagnies de théâtre amateur de la région Provence-Alpes-Côté d'Azur. Depuis sa création, elle a proposé une vingtaine de spectacles. Pour 2014, quatre spectacles seront au répertoire des Tréteaux dont deux créations : "Je m'suis fait tout p'tit" (textes et musiques de Georges Brassens) et "Le ravissement d'Adèle" de Rémi de Vos (création au printemps 2014). Deux reprises également en 2014 : "Le Journal de Grosse Patate" de Dominique Richard et "Vilmouth, loin de Vitry" de Serge Valetti créé su la scène de L'Escale en 2011 et qui a participé au festival international de Mont-Laurier au Québec en 2013.

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Troupe du Songe

Dix annnées de songes

Le 4 juillet 2003, Jean Duvert, alors animateur des ateliers de théâtre de la MJC, pouvait admirer "son" Songe d'une Nuit d'Eté interprété par 26 de ses élèves. A l'issue des deux seules représentations qui ont eu lieu dans les jardins de Palissy à Aubagne, certains de ses comédiens issus des ateliers théâtre de la MJC n'ont pas voulu en rester là et ont décidé de créer leur propre troupe de théâtre amateur. Tout naturellement, un nom s'est imposé : La Troupe du Songe. Avec 5 créations, près d'une centaine de représentations locales, régionales et nationales, une dizaine de prix et une grosse envie de poursuivre l'aventure, La Troupe du Songe fête cette année ses 10 ans.

 

Dix années de création et de passion

Voilà dix ans que La Troupe du Songe, née dans les ateliers de la MJC d'Aubagne, arpente les chemins du théâtre amateur avec un pied sûr et une passion inoxydable. Après "Le Goûter des Généraux" de Boris Vian puis "J'espérons que je m'en sortira", une adaptation du recueil de Marcello d'Orta que la troupe est allée jouer sur les scènes des festivals de Carcassonne et de Narbonne, c'est la satyre contemporaine de l'auteur israélien Hanokh Levin, "Kroum L'Ectoplasme", qui a inspiré la dizaine de comédiens et leur metteur en scène Nicolas Suzanne.

Cette comédie datant de 1975 fait partie des pièces écrites dans les premières années de son activité, juste après les cabarets satiriques politiques et antimilitaristes de la première heure, par le dramaturge et metteur en scène né dans la banlieue de Tel-Aviv en 1943. Les amours et le mariage, la famille et le voisinage sont des thèmes récurrents dans ses comédies qui dépeignent toute la vie d'un quartier et révèlent dans ce microcosme la condition humaine dans ce qu'elle a de plus tragique, de plus cruel et aussi de plus drôle.

Kroum l'ectoplasme n'est pas le héros d'un joli conte pour enfants. C'est plutôt l'anti-héros, celui est parti à l'étranger pour tenter sa chance et qui revient bredouille à la maison. Retour à la case départ, aux mêmes amis et aux mêmes rêves. En attendant le coup de baguette magique qui viendra le propulser ailleurs, riche et dans les bras d'une superbe femme, il parle d'écrire un roman sur son quartier. Trouda-la-bougeotte, Doupa-la-godiche, Tougati-l'affligé : comme Kroum, ses amis portent chacun un drôle de prénom, accolé inéxorablement à un qualificatif aliénant. Comme lui, ils sont conscients de leur état et de leurs limites. Sauf qu'eux s'accomodent tant bien que mal de leur condition tandis que Kroum la refuse tout en ne faisant rien pour y échapper.

En confrontant le spectateur à ces personnages insatisfaits dont l'existence semble être scellée par une originale sociale, une éducation et un environnement hostile à la réalisation de leurs rêves, Hanokh Levin réussit à le toucher à l'endroit le plus dérangeant. mais il le fait avec tendresse, humour et dérision.

Voir la galerie photos "Kroum l'ectoplasme" de Christiane Monta